L'autre mouvement Dada

Le Jumping international de Bordeaux se déroulera au Parc des Expositions du 7 au 10 février.  Autour de  la prestigieuse Coupe du monde FEI Longines, le Salon du Cheval réunit toute la filière pro et les amateurs  d’équitation. Un beau spectacle enfin  - intitulé Nuit ibérique  - sublimera l’art équestre, avec, cette année, le Cadre Noir de Saumur,  la troupe des Hasta Luego,  les grandes académies de Jerez et de Lisbonne.

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Bordeaux est depuis 1978 une des deux étapes françaises de la Coupe du Monde du Saut d’Obstacles. L’autre ville étant Lyon. Elle s’appelle  la Longines FEI World Cup, du  nom de son sponsor, les montres Longines. Les compétitions se répartissent entre l’Europe, les États-Unis, l’Amérique du Sud... Le Jumping de Bordeaux étant la dernière étape avant la finale. Ce qui la rend d’autant plus précieuse.
L’art équestre repose sur une tradition, si l’on ose le dire, en perpétuel mouvement. Comme tous les sports de haut niveau, il représente des enjeux financiers importants, des circuits commerciaux, des réseaux d’enseignement, avec un intérêt du public qui se développe fortement depuis les années 1970. Le Salon du cheval permet de voir les dernières technologies liées à l’équitation, la sellerie traditionnelle.  Il réunit 200 exposants et propose des démonstrations de ponygames, de voltige et d’equifeel.

 

Depuis la découverte des Grottes de Lascaux, on sait que le cheval a été observé avec amour par l’homme. Il y a vu un de ses premiers sujets d’émotion artistique. Et l’art s’inscrivait tout de suite dans la beauté, l’intelligence, l’amitié.  De l’homme au cheval, du cheval et de l’homme au cosmos, un ordre du monde se dessinait et se retrouve peint tout au long de la Préhistoire, par l’homo-sapiens, notre ancêtre qui a défini les bases de notre culture. Sensibilité, vitesse, liberté, adresse, telles ont été inscrites dès le départ les règles de la survie pour une civilisation qui veut rester en harmonie avec sa terre et permettre aux talents de se développer. Il faut voir le regard des chevaux peints dans la Grotte. L’effet de mouvement est donné par la suite de ces chevaux dessinés sur les murs, ils donnent la sensation de leur déplacement au fur et à mesure que l’on avance soi-même. Et au bout, il semble y avoir la révélation, la voûte bleue, étoilée, inconnue et tellement intime à notre cerveau, comme pour nous montrer un sens de l’absolu, le même au travers des âges, chez nos ancêtres qui étaient nos copies conformes, on en a maintenant les preuves.

Sans nous faire repartir vers la Préhistoire, le Jumping de Bordeaux nous mène dans ce même monde exaltant de l’effort, de la compétition jusqu’à ce que le résultat soit parfait, proche du rêve. Le cheval, ce n’est plus une lutte pour la survie dans des charges autant suicidaires qu’héroïques. Mais c’est toujours une lutte pour la survie de nos mémoires ancestrales, celles qui, du plus profond de notre âme, constituent le sel et le sang de notre pensée.


Plus personne ne se risque à nier l’intelligence du cheval, sa grande capacité émotionnelle, son courage et sa gentillesse, lorsque l’on arrive à gagner son amitié. Il regarde avec curiosité les humains, comme si c’étaient eux qui faisaient des numéros et des exploits. Les sciences cognitives se sont suffisamment développées pour comprendre désormais mieux nos amis à quatre pattes. Et il faut le dire, cet amour du cheval existe depuis la nuit des temps entre le cavalier et sa monture. Le cheval sait qu’il va à la guerre, il sait qu’il participe à des combats... Lors d’une bataille napoléonienne, un cavalier traversa les lignes ennemies, son cheval fut blessé par un fantassin, et une fois libre, il repartit à l’assaut, seul, sans cavalier, et il retrouva le fantassin et lui arracha la moitié du visage en le mordant avant de revenir auprès de son maître pour se faire soigner.

 

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